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Cycle de l'eau

Qu'est-ce que le cycle de l'eau? Il s'agit d'un modèle qui explique le mouvement de l'eau (de surface et souterraine) de la terre à l'atmosphère et vice-versa .

" Le cycle de l'eau n'a ni commencement, ni fin. La chaleur du soleil fait évaporer l'eau de surface de la végétation, du sol ou des plans d'eau et l'eau se retrouve à l'état gazeux dans l'atmosphère (par le phénomène d'évapotranspiration). La vapeur d'eau se condense au contact des masses d'air froid, ce qui entraîne la formation de nuages, lesquels apportent des précipitations sous forme de pluie, de neige ou de grêle.

Une partie des précipitations s'infiltre dans le sol et contribue à la recharge de la nappe phréatique par la percolation, bien que ce soit principalement la fonte des neiges qui y contribuent. Lorsque le sol est saturé en eau, les précipitations ruissellent à la surface du sol jusqu'à ce qu'elles atteignent un cours d'eau ou un sol non saturé, c'est ce qu'on appelle l'écoulement de surface ou le ruissellement. Finalement, une partie de l'eau est captée par la faune, la flore et les êtres humains puis elle s'évapore ou est transpirée vers l'atmosphère. Et le cycle de l'eau se perpétue! Et le cycle recommence !


Figure 1 : Le cycle de l'eau
Source : Environnement Canada

Il faut maintenant différencier l'eau de surface et l'eau souterraine. Alors que l'eau de surface ruisselle à la surface du sol, l'eau souterraine s'infiltre dans le sol et percole verticalement, pour participer à la recharge des réserves souterraines. L'eau souterraine traverse le sol du haut vers le bas, dans les couches perméables (sable et gravier) ou le roc, par l'intermédiaire d'un réseau de fissures. Elle circulera jusqu'à ce qu'elle atteigne la zone de saturation où se trouve la nappe phréatique. L'eau souterraine circulera alors vers la zone de résurgence en aval. Elle se tracera un chemin vers diverses formations géologiques appelées des aquifères. (Source : Le puits, ministère de l'Environnement du Québec, 2003.)

Deux constats émanent du cycle de l'eau : l'eau circule en continue dans les écosystèmes, et ce, peu importe son état (gazeux, liquide et solide). De plus, l'eau est une ressource à préserver, car si elle apporte l'hydratation et les nutriments aux organismes, elle peut également transporter des maladies, des polluants et même des parasites.

L'importance de protéger la qualité de l'eau s'explique en partie par le cycle de l'eau. Puisqu'il s'agit d'un cycle fermé, c'est toujours la même eau qui circule à l'échelle de la planète. Ainsi, plus l'eau est polluée et riche en matières de toutes sortes, plus elle devient difficile à traiter pour la rendre potable.

L'activité humaine a des impacts négatifs sur le cycle de l'eau en raison des polluants qu'elle libère dans l'eau et des quantités d'eau qu'elle prélève à diverses fins, mais également en raison des changements climatiques qu'elle favorise. Le réchauffement de la planète augmente la quantité d'eau transformée à l'état gazeux par l'évaporation des cours d'eau, l'évapotranspiration de la flore, de la faune et de l'homme. Cette augmentation du volume d'eau évaporé augmente l'effet de serre provoquant une hausse des températures.

Aussi, la déforestation massive ne permet pas aux arbres restants de retenir une quantité suffisante d'humidité et d'eau dans le sol pour nourrir les végétaux. L'augmentation de l'évapotranspiration due à l'augmentation des températures et le dénuement du sol par la déforestation favorisent la sécheresse.

Pour de plus amples informations, consultez La gestion intégrée de l'eau par bassin versant : concepts et application, MDDEP, 2004.

 

L'eau et le bassin versant, ses problématiques et leurs impacts sur les activités du territoire.

Tout comme le sang qui coule dans nos veines, l'eau draine le territoire d'un bassin versant. Ce sont les crêtes de montagnes et les dénivellations du terrain qui déterminent le sens d'écoulement des eaux et, également, les limites du bassin versant. Ces dernières se nomment les lignes de partage des eaux.

Les usages de l'eau et les pressions que cette ressource subit se cumulent à l'intérieur du bassin versant et ont des impacts sur les écosystèmes aquatiques et terrestres. Il est donc primordial que les différents acteurs du bassin versant dialoguent afin de trouver des solutions durables aux problématiques de qualité et de quantité d'eau sur ce territoire.

Concrètement, quelles sont les impacts de ces problématiques sur l'ensemble des activités dans le bassin versant. En fait, une eau de mauvaise qualité et en quantité insuffisante ou surabondante a des effets négatifs sur :

  • L'économie : fait augmenter les coûts de traitement de l'eau potable par les instances municipales, les particuliers et les entreprises privées; peut handicaper l'industrie touristique dans les régions où l'eau compte pour attirer les touristes, fait augmenter les primes d'assurance, etc.;
  • L'écosystème : favorise la perte de biodiversité et la disparition de certains habitats; contamine les écosystèmes et ses habitants, etc.;
  • La santé publique : engorge le système de santé par des infections bactériennes fréquentes des nourrissons, des enfants, des aînés et des personnes vulnérables, peut contaminer l'organisme, etc.;
  • La sécurité publique : provoque des sécheresses rendant difficiles l'approvisionnement en eau ou cause des inondations fréquentes qui endommagent les routes, les ponts, les résidences et les commerces, etc.;
  • Le développement municipal : oblige les résidents et les municipalités à chercher de nouvelles sources d'eau potable; fait diminuer le potentiel de développement de certains terrains; diminue la valeur foncière des terrains, etc.;
  • Les résidents : diminue la qualité de vie; oblige à s'adapter aux problèmes liés aux sécheresses, à une eau de mauvaise qualité et aux inondations; fait diminuer la valeur foncière des habitations; fait augmenter les primes d'assurance, etc.

 

L'eau. qui l'utilise?

Il est impératif de savoir qui utilise l'eau avant de se pencher sur les pressions altérant la qualité et la quantité de celle-ci. Le tableau ci-dessous illustre bien les secteurs d'activités qui utilisent l'eau dans leurs opérations courantes.


Figure 2 : Secteurs d'activités où proviennent les usagers de l'eau
Source : COBARIC 2007

Secteur d'activités des usagers et acteurs de l'eau

  • Économique :
    • Agriculture : agriculteurs, pisciculteurs, etc.;
    • Commerce : commerçants, restaurateurs, etc.;
    • Énergie : producteurs d'énergie, etc.;
    • Génie et conseil : ingénieurs, experts conseils etc.;
    • Industrie : agroalimentaire, automobile, chimique, pâtes et papiers, embouteillage d'eau, etc.;
    • Récréotourisme : pourvoyeurs, stations de ski, terrains de golf, terrains de camping, etc.;
    • Etc.
  • Communautaire :
    • Regroupements et associations: environnementaux, riverains, citoyens, etc.;
    • Établissements scolaires : commissions scolaires, cégeps, universités, écoles primaire et secondaire, etc.;
    • Établissements de santé : hôpitaux, CLSC, CHSLD, etc.;
    • Etc.
  • Municipal :
    • Citoyens : citoyens et communautés autochtones, etc.;
    • Élus;
    • Professionnels des municipalités et des MRC : aménagistes, urbanistes, etc.;
    • Etc.
  • Gouvernemental :
    • Ministères fédéraux : élus, fonctionnaires, gestionnaires, ministres, etc.,
    • Ministères provinciaux : élus, fonctionnaires, gestionnaires, ministres, etc.;
    • Etc.

Le réseau hydrographique du bassin versant de la rivière Chaudière

La superficie totale du bassin versant de la rivière chaudière est de 6 682 km². Il y a quatre principaux tributaires (cours d'eau secondaires) qui vont se jeter dans la rivière Chaudière :

Tableau 1 : Réseau hydrographique du bassin versant de la rivière Chaudière

Principaux tributaires
de la rivière Chaudière
Superficie totale
du sous-bassin
Pente
moyenne de
la rivière
La rivière du Loup 896 km² 7,1 m/km
La rivière Famine 709 km² 8,0 m/km
La rivière Beaurivage 718 km² 3,6 m/km
Le bras Saint-Victor 728 km² 8,4 m/km
 
Source : SDE, COBARIC, 2000.


Figure 3 : Réseau hydrographique du bassin versant de la rivière Chaudière
Source : SDE, COBARIC, 2000.

Le débit moyen annuel enregistré à la station de Saint-Lambert, entre 1979 et 1996, est de 114 m³/s alors qu'en période d'étiage (le jour où le cours d'eau est à son plus bas durant l'année), le débit de l'eau est de 11 m³/s. Lors des crues printanières, le débit d'eau représente 60% de l'écoulement annuel et le maximum enregistré est de 2 140 m³/s à Saint-Lambert.

Tableau 2 : Débits enregistrés à la station de Saint-Lambert

Type de débit Débit (station de Saint-Lambert)
Mètres
cube/seconde
Litres/seconde Gallons/seconde
Débit moyen 114 114 000 25 076,58
Étiage (jour où le débit du cours d'eau est le plus bas) 11 11 000 2419,67
Maximum enregistré 2140 2 140 000 470 735,8
Source : SDE, COBARIC, 2000.

Quant au profil de la rivière Chaudière, elle possède une pente de 2,5 m/km entre le lac Mégantic et Saint-Georges, suivi d'une pente nettement plus faible de 0,5 m/km entre Saint-Georges et Scott. Enfin, il y a une pente plus forte entre Scott et l'embouchure de la rivière, soit de 3,0 m/km. La pente de la Moyenne-Chaudière, soit de Saint-Georges à Scott est la plus faible du bassin versant, ce qui augmente la probabilité d'inondations dans ce secteur à l'approche du printemps. De plus, le bras Saint-Victor ainsi que les rivières Famine et du Loup viennent se jeter dans la rivière Chaudière dans ce secteur du bassin versant. L'apport important d'eau, par les tributaires, rend ce secteur vulnérable aux inondations causées par des crues importantes.

 

Figure 4 : Profil de la rivière Chaudière

Source : Plan directeur de l’eau, COBARIC 2008

Finalement, le bassin versant compte 236 lacs qui couvrent une superficie totale de 62 km². La Haute-Chaudière compte 15 des 20 lacs les plus grands. La plupart de ces lacs sont caractérisés par une superficie de moins de 10 km² ainsi que par une faible profondeur, à l'exception du Lac Mégantic, dont la superficie est de 26,4 km².

 

Quelles sont les différentes pressions qui altèrent la santé de l'eau et des écosystèmes du bassin versant?

Il est possible de diviser les diverses pressions en trois catégories principales : agricoles, industrielles et municipales/résidentielles.

Pressions subies par l'eau dans le bassin versant de la rivière Chaudière: